Entrée en campagne...

Entrée en campagne...
Bon, allez, c'est parti...

Un blog pour Colonel BoB, alias Jérôme G. A moins que ce ne soit le contraire...

Peut-être devrais-je commencer par me présenter ?
Pour le nom, vous savez déjà tout. Le reste est rapide : j'habite en Bretagne, je suis des études littéraires, j'aime tout ce qui touche au fantastique.

Plutôt succint, non? Mais comment des mots pourraient-ils suffire à décrire quelqu'un?

On verra ça plus tard.

Vraiment, c'est la panne d'inspiration. Ca m'arrive souvent, surtout lors de l'écriture de mon livre...

Ah? Je ne vous l'avais pas dit? J'écris un livre. Fantastique, oui. Je l'avais dit plus haut.

Le titre? Heu... J'avoue que je ne le connais pas encore. Après un an de travail, ça ne fait pas très sérieux, je sais...

Alors, avant la mise en ligne hypothétique d'un site de nouvelles en projet, pourquoi ce sympathique endroit ne servirait-il pas à exposer quelques courts passages de mes écritures?

Non, non, c'est moi qui vous remercie...

# Posté le mercredi 17 mai 2006 09:18

Le principe Ogamien de l'addiction

Le principe Ogamien de l'addiction
Connaissez-vous Ogame?

C'est un jeu en ligne que j'ai découvert en Novembre.

Plutôt simple à utiliser, jugez plutôt : on choisit un univers, on met un nom, un code, son adresse courriel, et c'est parti.


Depuis le temps que j'y joue, une quetion me taraude : qu'est-ce que je lui trouve de si bien, à ce jeu?

C'est vrai, il n'y a pas d'action, on se fait détruire façilement par des joueurs acharnés qui sont bien plus forts que vous, il n'y a pas différentes races disponibles...

Et pourtant, j'y ai deux comptes. Je n'y comprends rien.

On en reparlera...

# Posté le mercredi 17 mai 2006 09:36

Modifié le mercredi 17 mai 2006 14:34

Le Livre Sans Nom

Très bien... Passons au choses sérieuses.

Lorsque, au détour d'un clic douteux, vous trouverez un de mes articles, dont le titre contient "Chapitre ...", alors vous serez sur la bonne voie. En effet, c'est sur ces articles que je publierai quelques passages de mon livre, dont je ne connais toujours pas le nom.

D'où le titre.

Quoi, Vous êtes encore là? Mais qu'est-ce que vous attendez?

# Posté le mercredi 17 mai 2006 10:08

Modifié le vendredi 19 mai 2006 13:05

Capitre Intermédiaire 1

PS : Ce passage fait partie du chapitre intermédiaire 1. Le héros, Perreg, un personnage inconnu jusqu'alors, est en fait un simple citoyen de la cité de Bishel, une ville draconienne. Il est donc un draconien.
Qu'est-ce que c'est qu'un draconien, me direz-vous? C'est une race, mi-homme, mi-dragon, dont le royaume, autrefois puissant, sombre peu à peu.
Et les gobelins, me direz-vous? La plupart des fans du Seigneur des Anneaux savent que ce sont de petits êtres humanoïdes, au tein pâle, preque verdâtre.
N'allez pas croire à une énième histoire des "forces du bien des gentils qui se défendent contre les méchants orques". Il faudra lire le livre en son entier pour comprendre...




Perreg avait du mal à suivre la cadence. D'habitude, un jeune draconien comme lui n'avait aucun mal à courir dans les rues de Bishel à travers la foule. Dans des circonstances normales, il n'aurait même pas été essoufflé. Mais là, ce n'était pas des circonstances normales. Tout d'abord, il n'avait jamais couru avec une cotte de mailles sur les épaules. Sans compter son plastron articulé, ses jambières et ses protèges-bras. Le tout, bien sûr en bon métal draconien, lourd et résistant, peint aux couleurs de sa ville, vert foncé. Mais Perreg savait que son équipement, bien qu'encombrant, pouvait lui sauver la vie. Il était hors de question de le retirer. Il était inexpérimenté, pas stupide. Non, le plus épuisant était l'obligation de courir à la même vitesse que son régiment. Impossible de ralentir, le lancier de derrière l'en empêchait. Idem pour accélérer. Perreg était contraint de suivre la marche forcée. En plus, il faisait nuit. A une telle allure, impossible de voir où vous posez vos pieds, et, même si les pavés blancs de Bishel étaient impeccablement taillés, mode draconienne oblige, les lourdes sandales de Perreg le firent buter plus d'une fois dans le sol.
Finalement, la formation s'arrêta devant une place bien connue de l'adolescent. « L'impasse des ajoncs d'or », le nom était gravé sur une des pierres de tailles, les mêmes que les pavés du sol, de la maison la plus proche de l'entrée, marquée par une arche. Perreg avait beau chercher, il ne parvenait pas à se rappeler à l'issue de quelle victoire des Fils des Dragons cette arche avait été érigée. Mais lui et ses camarades de rue connaissaient mieux cette place sous le nom de la « rue de la soif », car, pour une quinzaine d'emplacements, la moitié était occupée par des tavernes. Ca, c'était connu. Ce qui l'était moins, c'était que certains de ces débits de boissons cachaient, dans leur ambiance lourde et étouffante, deux magasins d'armes, un marché noir, six colporteurs aux marchandises d'une légalité douteuse, et, pour finir, une maison close. Perreg savait tout cela pour avoir dépensé plus d'une fois son argent dans ces endroits. En particulier le dernier.
Mais ce soir, les clients habituels n'iront pas profiter des joies de la boisson. Les bâtiments étaient silencieux, non éclairés. Ses camarades de rue... Perreg se demanda où Hang, yannoul, Guiril et les autres pouvaient bien se trouver en ce moment même. En sécurité, il aurait bien aimé l'espérer, mais rien n'était moins sûr, depuis que le siège avait commencé... Dans la nuit, faiblement éclairée par la lune et les étoiles, on pouvait entendre au loin, sur les remparts, les cris et les bruits des combats qui faisaient rage. Trente-cinq mille soldats draconiens tentaient de repousser une multitude de gobelins qui se pressaient autour des défenses de la ville. L'air, qui, d'habitude, venait du large de la mer Peritale via le Golfe du Fer, en transportant des effluves marines, charriait désormais l'odeur de la fumée des incendies naissants et, Perreg en était persuadé, de la viande grillée. A la seule idée d'où, ou de quoi pouvait provenir une telle odeur, il eu la nausée.

Ganalien, le chef du régiment, fit faire une halte à sa troupe. Il commença à converser avec son second et porte-bannière, Neverian, tandis que les vingt-deux autres lanciers reprenaient leur souffle. Perreg, qui récupéra plus vite que le reste, tendit l'oreille, dans l'espoir d'entendre de quoi l'état major discutait. Cependant, malgré la faible distance qui le séparait de Ganalien, à peine quelques pas, il n'arrivait pas à entendre ne serai-ce qu'une bribe de la conversation, le tumulte de la bataille adjacente l'empêchant de comprendre quoi que ce soit. Il en fut déçu. Sur le moment, il souhaita même être un lycant, car disait-on, cette race avait certains sens particulièrement développés, comme l'ouïe. Il se ravisa néanmoins rapidement. Comment pouvait-on vouloir devenir un de ces barbares poilus et puants ? Non, décidément, il préférait garder ses bonnes vieilles écailles de draconien civilisé qu'il était, plutôt que d'avoir le pelage poisseux des hommes-loups.
Ganalien sembla avoir finit sa discussion, et commença alors à s'exprimer de sa voix forte et claire :
_ Draconiens ! Fouillez ces bâtisses afin de vérifier si tout le monde a bien été évacué !
Alors que le sergent, par de grands gestes, formait de petits groupes de patrouille, Perreg se remémora l'évacuation. La veille, quand il fut confirmé que leur ville, Bishel, allait être attaquée par une véritable marée verte de gobelins, les enfants, les vieillards et touts les femmes qui ne pouvaient pas se battre avaient été évacués, dans la résignation générale, vers l'Ile des Pins, qui se trouvait au centre du Golfe du Fer. L'adolescent pria alors ses ancêtres de protéger sa mère et ses trois s½urs, qui naviguaient au milieu de centaines d'embarcations. Quant à son père, il pria pour que cet ivrogne, mobilisé pour le siège, les rejoignent. Ses ancêtres, pas ses s½urs...
Lui et trois autres lanciers en livrée verte se dirigèrent, comme il le fut ordonné par Neverian, vers l'auberge des « Trois tonneaux ».
_Quelle chance ! s'exclama intérieurement Perreg.
Il savait exactement où se trouvaient les réserves de vins personnelles du tavernier, et il espérait bien aller y faire un petit tour. Histoire de vérifier leur sécurité...
Ses espoirs furent anéantis quand il aperçut une étrange assemblée sortir de sa taverne favorite. Des gobelins.
Comment avaient-ils pu arriver jusqu'ici ? Perreg n'en savait trop rien. Il fut, en tout cas, profondément dégoûté à la vue de ces petits êtres chétifs, au teint pâle et verdâtre, aux yeux rouges et à leurs têtes, disproportionnées par rapport à leur corps malingre. Ils étaient habillés d'un assemblement disparate d'armures et de vêtements de cuir, bigarrés et sales (Perreg ne rêvait pas ! L'un des petits peaux-vertes portait même une cuirasse de draconien de Bishel, encore tachée du sang de son ancien propriétaire !). Même les lycants étaient moins laids. A vue d'½il, ils ne devaient pas être plus d'une dizaine. Visiblement aussi étonnés que leurs ennemis, les gobelins se mirent à piailler en détalant, tandis que le voleur de l'armure draconienne gesticulait sur place en hurlant ce qui devait être des ordres, tant bien que mal, car ses nouvelles protections étaient bien trop grandes pour lui. Les fuyards rebroussèrent chemin, et ils furent bientôt rejoints par une trentaine d'autres qui se déversaient par les portes des autres bâtiments.
Pendant ce temps, les défenseurs ne restèrent pas inactifs. Harangués par Ganalien, ils adoptèrent une formation carrée de quatre rangs de six lanciers, comme on le leur avait appris la veille. En effet, excepté l'état major, aucun des membres de l'unité n'avait déjà porté les armes.
Tous les soldats abaissèrent alors leurs lances avec un manque total de coordination, puis, pendant que Neverian sonnait la charge avec un cor sculpté dans une corne, rugirent du mieux qu'ils purent, en tant que Fils des Dragons qu'ils étaient. L'ensemble dut s'avérer être plutôt intimidant, car la grossière formation gobeline eu un mouvement de recul. Acculés dans l'impasse, seul le chef voleur d'armure ne bougea pas, avant de rapidement se raviser quand il s'aperçut qu'il était seul.
_ Chassez le naturel, il revient au galop, ricana alors quelqu'un à côté de Perreg.
Alors que les peaux vertes commençaient à brandir timidement des épées et autres lames dans un état d'oxydation plus ou mois avancé, les draconiens se ruèrent en avant. Perreg, en troisième ligne, vit les six premiers lanciers empaler chacun un gobelin grâce à leur élan. La deuxième ligne les dépassa, pendant que les deux dernières se chargeaient chacune d'un flanc. L'adolescent se retrouva alors face à son premier adversaire, visiblement terrifié. Perreg, lui, n'avait pas peur : il se battait pour ses proches, pour sa ville, le seul endroit qu'il connaisse au monde. Sa maison. Si il perdait, il perdait tout. Il profita de l'élan de sa charge pour asséner un coup de lance vers l'avant. Le peau-verte parvint tout juste à arrêter l'attaque avec un grossier bouclier de métal rond, mais la violence du choc le déséquilibra cependant, le faisant tomber en arrière. Son casque, une simple demi-sphère de métal rouillée, autour de laquelle avait été accrochée un morceau de cotte de maille dans le même état, partit rouler plus loin. Perreg sauta sur l'occasion, et utilisa sa lance comme d'une hache pour achever la pitoyable créature. Mais, sûrement mue par un quelconque instinct de conservation, cette dernière arrêta le coup dans un ultime réflexe de survie. Un sinistre craquement se fit entendre, que Perreg parvint à discerner malgré le tumulte des armes et les cris des blessés, autour de lui. Il fut terrifié à l'idée que sa lance puisse s'être brisée, mais réalisa alors, en voyant le gobelin gémir, que c'était le bras de ce dernier qui venait de se rompre. Deux coups à la gorge achevèrent les souffrances de son misérable adversaire. Grisé par le combat, le bruit, et l'odeur âcre du sang, il laissa libre-court à ses instincts, et les moments qui suivirent ne furent plus qu'une succession d'attaques, de hurlements de rage et de violence.

# Posté le mercredi 17 mai 2006 12:15

Modifié le mardi 23 mai 2006 16:56

Draconéide

Draconéide
Ce petit passage vous a plû? Il ne s'agit que de la première partie de ce petit chapitre intermédiaire. Un conseil : ne vous attachez pas trop à Perreg...

Peut-être vous faut-il en savoir plus sur le reste de l'histoire?

L'histoire se passe dans un monde imaginaire. Sur le continent d'Erénor, coupé en deux par la mer Péritale, de multiples races dominent leurs pays : des humains forment la contrée de Seldorf, une société féodale, et certains d'entre eux ont créé de petits états au sud. Des peaux-vertes, aux traditions barbares (qui l'eut crû?), pullulent à travers ces terres, et forment même des bastions commandés par des Seigneurs de guerre tyraniques. Les lycants, de puissantes créatures mi-loups, mi-hommes, gardent les vestiges de leur civilisation dans leur ténébreuse forêt d'Oukla. Enfin, les draconiens (des dragons humanoïdes) maintiennent leur empire au sud, préservant tant bien que mal leurs valeurs morales...

L'action se déroule dans cette époque charnière. Corad, le fils du roi des draconiens, se voit dans l'obligation de succéder à son père, tombé au combat. Neylla, une lycante, se retrouve confrontée aux orques, mais elle met un jour des secrets dangereux la conçernant.

Alors, toujours tentés par les aventures de Corad et de Neylla? N'hésitez pas à me faire part de vos impressions...

# Posté le jeudi 18 mai 2006 13:04

Modifié le mardi 10 juillet 2007 18:14